/Dans l’échine/

5 septembre 2020

Corps paré pour l’action, indifférent à la contemplation des plages. Rassemblés sur tes lèvres les embruns vibrants sous le poids de l’air. Des fleurs pourpres se dénouent et définissent une danse invisible que rien n’interrompt. Pas même le silence des dunes. Caresse à la bête essoufflée, logée dans l’ombre de toi même. Virtuosité des lueurs dans les fougères de tes yeux. Mille plages réinventées pour n’en retenir qu’une, dans le faux silence des dunes. Tout s’éteint dans l’étreinte d’une aube et tout renaît différemment. Chaque mot fusille l’autre. Stylo planté dans l’échine des nuits.