des mains s’épousent
en silence
puis se désagrègent
dans le vacarme sourd
d’un ailleurs
l’eau lèche les forêts
et je me faufile entre les sièges
d’un wagon
aux fenêtres mouvantes
trois jours immobiles
à sauter de trains en train
à flirter avec le vent
à réécrire la fin
de livres déjà écrits
à inventer
des royaumes nouveaux
où déposer les armes
et mourir de cette vie
plutôt que de l’attendre